Essence Constellationniste #01 43.308125 / 5.388285

2016

PREMIÈRE ENFANT DE LA SÉRIE DES "ESSENCES CONSTELLATIONISTES"

MÉTAUX FONDUS

45 . 31 . 8 CM

EXPOSITION IL N'Y A PLUS DE SOLEIL C'EST LA THERMOCLINE

LA GAD

MARSEILLE
 

En haut sur le toit de la Friche de la Belle de Mai (Marseille) puis dans l'exposition " Y a plus de soleil, c'est la thermocline" (squatter les squatteurs) à la Galerie Arnaud Deschin (Marseille).

Le titre des pièces est toujours suivi par les données GPS du lieu d'où provient la sculpture, le principe du jeu de piste s'intégrant au processus de développement de la série.

STORY

Sur le chemin de la Friche, je trouve le reste d'une voiture carbonisée. Un magnifique petit objet métallique qui ressemblait à un petit animal mort ou à une météorite tombée du ciel. Je ne pouvais me résoudre à le laisser sur la chaussée entre les rebus, là où jamais personne ne découvrirai sa céleste magnificence. L'objet était noir d'oxidation et de graisses de moteur en tout genre mais je me suis résolue à l'embarquer.

Il épousait parfaitement la forme de ma main qui devint son socle pour quelques heures durant les vernissages de la Friche.

Pour le rendre présentable et praticable, je passais 30 minutes à le nettoyer dans les toilettes de la Friche en compagnie d'un petit public. J' ai réussi à retirer le gros de la crasse à l'aide d'une serviette hygiénique gentiement offerte par mes deux photographes en chef ainsi qu'avec le soutien du savon local.

Une fois l'"Essence Constellationniste #01" présentable, a commencé une performance anti-performative (celle dont on ne sait pas trop si c'en est une, qui reste quelque chose de naturel tout en étant un peu étrange) . Je ne revendique rien.  Je suis et j'agis.

Alors que nous pénétrions dans l'immense ascenseur métallique par une porte, photographiant la scène, un public entrait par l'autre porte, se demandant si il intégrait une performance. L'ambiguité était palpable...

J'ai fini par raconter que c'était ma dernière acquisition, que j'étais collectionneuse... Ce qui n'est pas complétemment faux !

C'est l'interprétation que les gens se font qui est fausse. Mes parôles, elles, sont vérité. Elles suggèrent seulement différents niveaux de lectures et de réalités.

J'aimais me balader accompagnée de cet objet avec lequel je finissais par faire corps en comtemplant du Zarka... Je le posais un peu partout en refusant de l'intégrer à des œuvres existentes... Je ne pouvais me résoudre à l'abandonner ici. Il a donc fini par trouver sa place à la GAD. Les squatteurs squattés ! Celà lui allait très bien. Arnaud l'a posé dans un angle à l'entrée de la galerie puis je suis partie.

Juliette Feck